Alimentées par deux précédents échecs de dialogue avec l'ETA, qui avaient suivi des trêves en 1989 et en 1998, la classe politique et la presse espagnole sont aujourd'hui partagées entre l'espoir et la prudence. Serait-ce le début de la fin d'une période marquée par 38 ans de violences en Espagne ?
Pour l'éditorialiste d'El Pais, il s'agit d'«une opportunité inédite». «Il serait irresponsable de ne pas essayer d'en profiter», souligne-t-il. «Un texte et un contexte qui inspirent plus d'inquiétude que d'espérance», est le titre de l'éditorial d'El Mundo (libéral), qui affirme que «la paix n'implique pas de payer un prix politique». Le chef du gouvernement espagnol José Luis Rodriguez Zapatero avait réagi mercredi avec une satisfaction prudente,
«Comme tout processus de paix, ce sera un processus long et difficile». (Autre inconnu, le rôle que jouera le parti interdit Batasuna, bras politique de l'ETA.)
Ce qu'il faut savoir sur l'ETA
+ ETA est l'acronyme de "Euskadi Ta Askatasuna" (Pays basque et liberté" en basque). L'organisation séparatiste a été créée en 1959 sous la dictature de Franco.
+ Le but de l'ETA a toujours été l'autodétermination des Basques, en vue de créer un Etat indépendant intégrant les pays basques espagnol et français. L'organisation a également revendiqué une partie de la Navarre (nord de l'Espagne).
+Soutien politique : En parallèle à sa campagne d'attentats, ETA bénéficiait du soutien politique du parti connu actuellement sous le nom de Batasuna. Avant son interdiction en 2003, Batasuna recueillait régulièrement quelque 12% des voix au pays basque espagnol lors des élections.
Source: aujourd'hui au maroc
Esperons... Un idéal ne se conquert pas dans le sang d'innocents, il le décrédibilise...


